Face à un événement qui menace l'intégrité, le cerveau peut être débordé. Les souvenirs ne s'enregistrent alors pas normalement : ils restent « bruts », non digérés. C'est ce qu'on appelle la mémoire traumatique.
Des symptômes qui ont un sens
- Reviviscences : flashs, cauchemars, sensations qui ramènent brutalement à l'événement.
- Évitement : fuir les lieux, personnes ou pensées qui rappellent les faits.
- Hypervigilance : sursauts, tension permanente, sommeil perturbé.
- Dissociation : sentiment d'être déconnecté·e de soi ou de la réalité.
Ces réactions ne sont pas un signe de faiblesse ni de folie : ce sont des mécanismes de survie. Elles peuvent apparaître longtemps après les faits.
La mémoire traumatique se soigne. Des prises en charge spécialisées (psychothérapie du psychotrauma, EMDR…) permettent de retraiter ces souvenirs.