Il n'existe pas de « bonne victime ». Dans un moment de choc ou de sidération, personne ne pense à tout. Ce qui suit est une liste de réflexes utiles — pas une liste d'obligations.
Conserver les messages et échanges
Si des messages — SMS, messages vocaux, emails, conversations sur les réseaux sociaux — ont eu lieu avant ou après les faits, faites-en des captures d'écran et sauvegardez-les. Ces éléments peuvent documenter une relation, un contexte, des menaces ou des aveux implicites.
- Capturez les messages en entier, avec la date et l'heure visibles.
- Sauvegardez-les sur un autre appareil ou dans un cloud personnel.
- Ne supprimez pas les messages de l'expéditeur, même s'ils vous font du mal à relire.
Préserver les traces physiques
- Si possible, ne lavez pas les vêtements portés lors des faits et conservez-les dans un sac.
- Photographiez les blessures visibles, idéalement avec un fond neutre et en plusieurs angles.
- Consultez un médecin ou rendez-vous aux urgences : un certificat médical peut être établi même sans plainte.
Le recueil de preuves sans plainte
Depuis 2021, il est possible de faire recueillir des preuves médicales (examen, photos, prélèvements) dans un établissement de santé, sans déposer plainte immédiatement. Ces éléments sont conservés et pourront être utilisés si vous décidez d'agir plus tard.
Vous n'avez pas fait tout ça ? Ce n'est pas grave. Des poursuites aboutissent chaque jour sans aucun de ces éléments. Votre parole compte, et nous sommes là pour vous aider à construire votre dossier.